• Les Nains et le Cordonnier

    Toujours tiré de ce livre merveilleux...

    Il y avait une fois un brave vieux cordonnier qui était très pauvre. Il travaillait tant qu'il avait de l'ouvrage, mais il n'en avait pas souvent, car les gens disaient que les souliers qu'il fesaient n'étaient plus à la mode, et il ne gagnait pas assez pour nourrir et lui-même et sa femme. Même, il arriva un jour ou il n'y eut plus rien dans la maison, rien qu'un morceau de cuir, juste assez grand pour faire une paire de souliers.

    Le pauvre homme coupa le cuir et le prépara tout prêt a coudre ; puis, comme il était tard, il alla se coucher, après avoir posé les pièces de cuir sur son banc.

    De bon matin, le lendemain, il se leva et se dirigea vers le banc. Il n'y avait plus de cuir dessus, mais une belle paire de souliers, très bien faits, tout prêts à mettre. Le cordonnier se frotta les yeux, et appela sa femme, qui fut tout aussi étonnée que lui. Ils regardèrent partout ; la porte et la fenêtre étaient bien fermées, et on ne voyait aucune trace de pas. Mais le premier client qui entra fut si charmé de la paire de souliers qu'il en donna assez d'argent pour que cordonnier puisse acheter assez de bon cuir pour deux autres paires.

    Son achat lui avait pris longtemps, et, heureusement, il n'eut plus que le temps de couper le cuir pour les deux paires de chaussures et de laisser les morceaux sur le banc, prêts à être cousus, le lendemain matin. Lui et sa femme allèrent se coucher, mais dès le point du jour ils se levèrent, et là, sur le banc, il y avait deux belles paires de souliers, bien finis et même cirés !

    Le cordonnier et sa femme étaient encore en train de s'étonner de la chose quand un acheteur entra. Il admira les souliers, les acheta tout de suite et, avec le prix, le cordonnier pu acheter du cuir pour 4 paires.

    Le brave homme les prépara, comme la veille, et le lendemain, les quatres paires étaient faites !

    Cela continua ainsi jusqu'à ce que le cordonnier fût devenu presque riche, ce qui ne l'empêchait pas de rester très honnête et de n'acheter jamais que des fourniture de première qualité. Cependant sa femme et lui ne pouvaient pas être satisfaits de ne savoir a qui témoigner leur reconnaissance. Un soir, après que le cordonnier eut laissé les morceaux de cuir préparés bien en ordre, il se cacha derrière un rideau, avec sa femme. La lune brillait, et il faisait très clair dans la chambre.

    Juste comme minuit sonnait, deux petits nains descendirent par le cheminée et vinrent en dansant jusque vers le banc du cordonnier. Là, ils commencèrent a assembler les morceaux de cuir ; ils étaient tout nus, mais ils avaient de jolis petits ciseaux, de petits marteaux et du fil.

    Tap! Tap ! Faisaient les marteaux ; zz...zz... faisait le fil ; et en moins de rien les souliers furent finis. Puis les petits nains se prirent la main et dansèrent autour du banc, avec des gambades si drôle que le cordonnier et sa femme avaient bien de la peine à s'empêcher de rire aux éclats. Mais, quand deux heure sonnèrent, les petites créatures disparurent par la cheminée, laissant les chaussures sur le banc.

    Le cordonnier et sa femme se regardèrent.

    - Comment allons-nous faire pour remercier ces braves petits nains ?

    - J'aimerai leur faire des habits, dit la bonne femme, ils sont tout nus.

    - Si tu fais les habits, je ferai les souliers, dit son mari.

    Le jour même, ils se mirent à l'ouvrage. La femme cousi deux toutes petites vestes de drap vert, deux tout petits gilets de drap jaune, et de toutes petites culottes de drap blanc, et deux petits bonnets de drap rouge, avec une aigrette en plume de coq, et son mari fit deux paires de beaux petits souliers rouges a bout pointu. Il y mit des boutons brillants et, la veille de Noël, tout était prêt.

    Le soir, le cordonnier nettoya son banc, et, au lieu de pièces de cuir, il étalla dessus les jolis vêtements, puis, lui et sa femme se cachèrent de nouveau derrière le rideau, dans lequel ils avaient fait un petit trou pour mieux voir.

    Promptement, au coup de minuit, les petits nains dévalèrent par la cheminée. Ils vinrent en dansant jusqu'au banc, mais, quand ils virent leur beaux habits, ils se mirent à gambader par toute la chambre. Chacun prit ses habits et commença a les mettre avec de si drôles de manières que le brave cordonnier et sa femme riaient de tout leur coeur, puis ils recommencèrent leurs danses, et quand l'horloge sonna deux coups... Preste !... Ils disparurent par la cheminée.

    Ils ne revinrent plus jamais, mais grâce à eux le brave cordonnier ne manqua jamais de travail depuis lors, et vécut heureux et en prospérité ; tandis que les petits nains allaient probablement secourir d'autres braves gens.


  • Commentaires

    1
    azuka
    Vendredi 13 Novembre 2009 à 11:18
    C'est mignon pas trop long donc tout va bien ;-)
    2
    nanou1502
    Vendredi 13 Novembre 2009 à 22:43
    tres tres mignon, j'adore ces histoires, je retombe en enfance...pfffffffffff
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